Histoires de rue… Ou comment la rue Beautreillis faillit disparaître.

Le boulevard Henri IV et sa trajectoire ont été pensés par le baron Haussmann comme le prolongement sur la rive droite du boulevard Saint-Germain. Le pont Sully, lancé entre les deux rives, devait joindre les deux axes à travers l’extrémité orientale de l’Île Saint-Louis.

Le prix à payer pour le quartier de l’Arsenal sera la destruction de l’ancien couvent des Célestins, d’une partie des rues de La Cerisaie, Castex, de Lesdiguières et Jacques Cœur et de nombre d’hôtels anciens et de maisons.

Ce projet, comme d’autres parmi les nouvelles percées et les destructions menées par Haussmann dans sa transformation de Paris, suscita débats et oppositions. Certains proposèrent des alternatives qui, si elles procédaient du même esprit visant à créer de grandes avenues au travers du bâti ancien et confiné, auraient pu offrir une autre physionomie de la ville actuelle si elles avaient été mises en œuvre.

C’est ainsi qu’un nommé Denis de Hansy soutient en 1861 une proposition de tracé différent de celui projeté pour le futur boulevard Henri IV qui, si elle avait été retenue, aurait littéralement éventré la rue Beautreillis.

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Histoires d’immeuble… Le 13 rue Beautreillis (suite)

Le 13 est-il vraiment un numéro qui porte malchance ?

Le 13-épisode 2 - 1

   En 1867 déjà, le malheur avait frappé l’immeuble, quand le marchand de vins et restaurateur Minatte, qui tenait la grande boutique à droite de la porte d’entrée, avait assassiné son épouse d’un coup de revolver avant de retourner l’arme contre lui (voir Histoires d’immeuble…).

   Ce magasin, constitué, outre la boutique sur rue, d’une arrière-boutique et d’une salle à manger, est depuis longtemps dévolu au commerce des vins et de l’alcool. Entre 1849 et 1867 se succèdent neuf « gargotiers », « débitants de liqueurs » et autres « marchands de vins ».

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Histoires d’immeuble… Le 14 rue Beautreillis (suite)

« Locations bourgeoises et petits ouvriers »

Le n° 14 de la rue Beautreillis était en 1852, et au moins jusqu’en 1867, la propriété de « Henri-Antoine Moquet et consorts ». Les différents corps de logis étaient partagés entre « locations bourgeoises et petits ouvriers »[1]. Un certain nombre de ces locataires sont mieux connus grâce aux informations contenues dans les almanachs et autres Bottins de l’époque.  Ces annuaires ne recensaient pas tous les habitants, mais uniquement ceux que leur notabilité distinguait et ceux dont les activités commerciales ou industrielles méritaient un signalement. Continuer à lire … « Histoires d’immeuble… Le 14 rue Beautreillis (suite) »