Brèves de rue… Métro station Beautreillis

 

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Et si vous, habitants de la rue, ou de celles d’à côté, alliez prendre votre métro au bout de la rue, côté Saint-Antoine, à la station Beautreillis, plutôt que de tracer un bon bout de chemin vers Saint-Paul ou Bastille ? Cela aurait pu être possible… En tout cas, le dossier a été plaidé et défendu il y a plus de cent ans.

Cinq ans après la mise en service de la ligne 1, Henri Galli, alors conseiller du 4e arrondissement, soumet au Conseil municipal de la Ville de Paris le 19 novembre 1905[1] la proposition de créer une nouvelle station sur cette ligne, à hauteur de la rue Beautreillis. Continuer à lire … « Brèves de rue… Métro station Beautreillis »

Histoires de rue… L’alignement de la rue Beautreillis (1)

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Les habitants du quartier et les personnes qui le fréquentent ont sans doute remarqué la particularité de la rue du Petit-Musc ou de la rue de Lesdiguières qui, à leur débouché sur la rue Saint-Antoine, ont hérité de leur origine ancienne une largeur si étroite que le passage des véhicules en devient difficile. Mais peu savent que jusqu’au début du XXe siècle, il en était de même pour la rue Beautreillis et que trois de ses vieilles maisons et une de la rue Saint-Antoine sont alors tombées pour élargir son ouverture et sacrifier au principe de l’alignement.

Pour reprendre un ouvrage contemporain[1], on entend par alignement « un tracé indiquant par des lignes géométriques la limite qui sépare le domaine de la voie publique des propriétés riveraines ». Continuer à lire … « Histoires de rue… L’alignement de la rue Beautreillis (1) »

Histoires d’immeuble… Le 2 rue Beautreillis, ou 2 rue des Lions-Saint-Paul (fin)

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En 1864, un pharmacien ambitieux et entreprenant de la rue Neuve-des-Petits-Champs, trop à l’étroit dans les rues enserrées du quartier Vivienne pour développer son commerce de produits médicinaux, décide de s’installer dans le quartier de l’Arsenal, 2 rue des Lions-Saint-Paul. La fabrique et le dépôt de la maison Laroze vont occuper l’immeuble jusqu’au début des années 1930, partageant les lieux avec quelques autres commerces et des locataires. Jusqu’au moment de la démolition du bâtiment, qui laissera place à la construction de l’annexe actuelle de l’école Massillon, c’est d’ici que les lotions, pommades, sirops et granules Laroze vont être expédiés dans les pharmacies du monde entier.

Le Tonique anti-nerveux d’un entrepreneur pressé.

Quand il s’installe rue des Lions-Saint-Paul en 1863[1], Jean-Paul Laroze est déjà un pharmacien et un entrepreneur reconnu dans sa profession. Continuer à lire … « Histoires d’immeuble… Le 2 rue Beautreillis, ou 2 rue des Lions-Saint-Paul (fin) »

Histoires d’immeuble… Le 2 rue Beautreillis (suite)

image 3Aux alentours des années 1830-1840, le quartier subit une transformation économique majeure. Le rattachement de l’île Louviers à la rive droite en 1843 et l’arrêt de l’activité de stockage et de distribution de bois de chauffage qui lui était dévolue entraînent la disparition ou le départ des maisons de marchands de bois. Une main d’œuvre nombreuse et tout un écosystème se reconvertissent alors dans de nouvelles activités plus en phase avec la révolution industrielle en cours, et notamment la métallurgie et la chimie. Comme d’autres immeubles de la rue Beautreillis et du quartier, le 2 rue des Lions (ou 2 rue Gérard Beauquet)[1] va progressivement, au fil du siècle, se transformer en fabrique.

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Histoires de quartier… Bavure policière sur l’île Louviers (2ème partie)

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« … et l’on verra alors qui a trahi la vérité du Moniteur ou de notre correspondant ».

Ce correspondant que Le Constitutionnel sort de sa manche pour l’opposer à la version de l’incident que les autorités font propager sans commentaire ni critique par l’ensemble des autres journaux, ce correspondant n’est autre que l’une des victimes, M. Hiolle père. Le 1er juillet, depuis son lit d’hôpital, il fait parvenir au rédacteur du Constitutionnel une lettre où il expose sa version des faits qui se sont déroulés sur l’île Louviers huit jours plus tôt, le 24 juin 1826.

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Histoires de quartier… Bavure policière sur l’île Louviers.

Louvier 1 - image 1 Le 24 juin 1826, un grave incident met aux prises sur l’île Louviers un habitant de la rue Beautreillis, M. Hiolle, et un factionnaire de garde qui fait feu sur lui et son fils, les blessant tous les deux. Les journaux rendent compte de l’affaire selon leur sensibilité et leur orientation, lui conférant une certaine dimension politique, et cela malgré une liberté de la presse sous contrôle. A travers le récit de ce fait divers particulier, c’est aussi, en suivant des fils tenus, tenter de reconstituer une vie anonyme brièvement éclairée, celle de M. Hiolle, dans l’environnement économique et social du quartier tel qu’il était au début du XIXe siècle.

L’île interdite.

Lieu de l’incident, l’île Louviers est une île disparue de Paris qui occupait l’espace actuel compris entre le boulevard Morland et le quai Henri IV.

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Histoires d’immeuble… Le 2 rue Beautreillis

image 1A l’extrémité sud de la rue Beautreillis se dresse un haut bâtiment moderne construit en 1933, dont la façade principale s’étend rue des Lions-Saint-Paul jusqu’à la rue du Petit-Musc. Ses deux entrées sont disposées sur deux courtes façades latérales, la principale côté rue du Petit-Musc, au n° 9, et une secondaire rue Beautreillis, au n° 2.

Avant lui s’élevait à cet emplacement un bâtiment dont il ne reste rien et qui avait son entrée rue des Lions-Saint-Paul. C’est son histoire que nous allons essayer de restituer.

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