Histoires d’immeuble… Le 17-19 rue Beautreillis – 3.

Vue du jardin et de la façade arrière de l’hôtel peu avant les démolitions. Mais qui est donc ce vieil homme qui, assis sous les arbres, semble contempler ce qui bientôt va disparaître ? (Photo BHVP 4-EPN-00166).

Côté jardin.

Traversant le corps de bâtiment sur cour, un « long et large couloir […] qui n’[avait] pas moins de 14 mètres » conduisait vers le jardin du vieil hôtel des 17-19 rue Beautreillis alors sur le point d’être démoli[1]. Si le plan parcellaire de la première moitié du XIXe siècle révèle l’agencement de nombreuses pièces en rez-de-chaussée et la présence d’un puits, on y note pourtant aussi l’absence de ce couloir dont la sortie côté jardin est bien visible sur les photographies prises au début du XXe siècle.

On remarque également sur ces mêmes photographies et sur le relevé, certes plus sommaire, du plan parcellaire dressé après 1860, que le dessin de la façade postérieure est différent du dessin du précédent parcellaire. D’abord linéaire, la façade semble avoir été remodelée avec la reconstruction en retrait de sa partie centrale ; les côtés, jouxtant les courettes placées à ses extrémités et contigües avec le jardin, formaient ainsi comme deux courtes ailes. Posons l’hypothèse que, vers le milieu du XIXe siècle, on aura voulu par ces travaux aménager de façon plus pratique et plus harmonieuse l’accès et la liaison entre l’hôtel et son jardin, acquis sur l’emprise de l’ancien cimetière Saint-Paul et rattaché à la maison par de précédents propriétaires, en 1801. On en profita sans doute aussi pour ajouter un étage en attique au-dessus de l’entablement.

Plan parcellaire années 1810-1850 (Archives de Paris)…
… et celui postérieur à 1860 (Archives de Paris). On remarque la modification de la façade arrière de l’hôtel.

Hôtel des artistes.

Dans le jardin de l’hôtel, d’une superficie de 664 m²[2], arbres et arbustes côtoyaient des vestiges de l’ancien cimetière. Les photographies prises à l’époque montrent des piédestaux, des vestiges de colonnes et des bancs où se reposer. Sur le côté est, de petites constructions occupaient les angles du carré que formait le jardin. C’étaient les vestiges des anciennes chapelles bâties le long des charniers disparus « dont le gros œuvre encore debout ser[vait] de carcasse à des ateliers »[3]. Celui situé du côté gauche masquait l’ouverture sur le jardin d’une des courettes qui, disposant d’une couverture vitrée, en était probablement une extension. Dans le dernier quart du XIXe siècle, cet atelier abrita des artistes qui trouvèrent sans doute dans la quiétude préservée du jardin le calme nécessaire à leur inspiration.

La façade arrière de l’hôtel en 1902, avec au centre le couloir menant à la cour et sur la droite, l’une des deux courettes contigües au jardin (Musée Carnavalet).

De 1879 à 1892, un sculpteur-statuaire, Hugues Protat occupa le lieu[4]. Né à Paris en 1816[5], il exposa au Salon de 1843 un bas-relief en plâtre, Sara la baigneuse, inspiré des vers de Victor Hugo . Le rédacteur du Bulletin de l’Alliance des arts apprécia l’ « attitude voluptueuse » du sujet et suggéra de couler le bas-relief en bronze pour le placer « au fond de quelque grotte [où] se mirant dans une fontaine », il aurait été d’« un effet merveilleux »[6]. L’opinion du critique de La France littéraire fut plus réservée. Reconnaissant la « composition heureuse » du bas-relief, il estimait toutefois que le « corps, d’un modelé habile, n’[était] pas assez svelte » et que la « figure manqu[ait] de charme »[7].

Sara la baigneuse. Gravure par Melchior Péronard d’après le bas-relief en plâtre de Hugues Protat (1843).

Quelques années plus tard, en 1850, Hugues Protat fut choisi pour sculpter la statue de Nicolas de La Reynie, premier lieutenant de police de Paris sous Louis XIV, qui devait compléter la décoration de la façade de l’Hôtel de Ville[8], dont l’agrandissement et l’embellissement avaient été commencés quelques années auparavant. Au début des années 1850, quand la restauration de la Tour Saint-Jacques-de-la-Boucherie fut entreprise, il fut l’un des sculpteurs sélectionnés pour réaliser les statues des dix-huit saints qui devaient orner l’édifice, et celle de Saint Georges fut dévolue à Protat[9]. Il fut aussi « chargé de restaurations importantes au Louvre »[10].

G. Gilbert Elliot-Murray-Kynynmound, 1er comte Minto (1751-1814), vice-roi des Indes. H. Protat sculp. (Victorian Web,G. P. Landow, phot.)

Il travailla également en Angleterre. Deux statues et vingt-cinq médaillons de gloires coloniales britanniques sculptés par Protat décorent à Londres le fastueux bâtiment de l’India Office, devenus depuis le Ministère des Affaires étrangères britanniques[11]

Hugues Protat fut également un artiste ornementiste. Il composa des motifs sculptés décoratifs, notamment pour l’un des grands ébénistes de son temps, Fourdinois, et dirigea l’atelier de ce « fabricant-artiste » avant, pour reprendre l’expression du Mercure parisien[12], de fuguer en Angleterre encore une fois à la fin des années 1850. Il mit dans ce pays son talent au service des arts décoratifs, alors en pleine expansion, et il travailla en particulier pour la maison Minton. Cette célèbre manufacture de céramique et de porcelaine employa d’ailleurs à cette époque plusieurs céramistes et sculpteurs français[13]. Protat fut également professeur à l’école d’art de Stoke on Trent, spécialisée dans la poterie. De retour en France et ayant installé son atelier rue Beautreillis, il semble s’être spécialisé dans la sculpture de bustes. Il mourut en 1890 dans ce 4e arrondissement qui l’avait vu naître.

Œuvres d’Hugues Protat : aiguière en forme de coquille, céramique produite par Minton (vers 1865) et Cabinet à deux corps d’H.-A. Fourdinois, avec sculptures de H. Protat, Primo et Maigret (1867).

Peu après, de 1896 à 1902[14], un graveur sur camées et pierres fines, Auguste-Alfred Vaudet, posa pointes de diamant, grattoirs, burins et autre poudre d’émeri dans ce même atelier pour se consacrer à la glyptique, art dont l’apogée culmina du XVIIIe siècle à la fin du XIXe siècle[15]. Né en 1838 à Paris, il habitait 67 rue de La Verrerie. Il avait été l’élève du sculpteur Justin-Marie Lequien (1826-1882) et après un apprentissage de tailleur d’ivoire, celui du graveur sur camées Paul Lebas et du graveur sur gemmes Morand. Maîtrisant la sculpture en bas-relief, en haut-relief et en ronde-bosse, il chercha à combiner des pierres de plusieurs couleurs pour obtenir des effets polychromes.

Exposant régulièrement au Salon des artistes français à partir de 1868 et aussi à l’étranger (médaillon d’or et mention d’honneur à l’exposition de Melbourne en 1888)[16], il fut chargé en 1884 par arrêté du ministre de l’Instruction publique et des beaux-arts de produire en camée La Marseillaise ou Départ des volontaires de 1792, le bas-relief de François Rude qui orne le côté droit de l’Arc de Triomphe de l’Étoile. Il disposait d’un délai de six ans pour exécuter cette commande[17]. Le 8 décembre 1892, Vaudet reçut dans son atelier rue Beautreillis la visite de M. Roujon, directeur des beaux-arts, venu constater l’état d’avancement du travail du graveur sur la reproduction en sardonyx de l’œuvre de Rude que l’artiste tardait à terminer. Le directeur, sans doute bien impatient, se fit « expliquer les difficultés inhérentes à un travail aussi considérable, en cours d’exécution depuis bientôt dix ans », la pièce constituant par ses dimensions (20,1 cm sur 15,2 cm) « la plus grande des gravures sur pierres fines » entrant dans les collections nationales[18]. Finalement, ce ne fut qu’en 1914, après la mort de l’artiste, que l’œuvre put être remise au sous-secrétaire aux Beaux-arts par son fils[19].

Auguste-Alfred Vaudet, La Marseillaise (d’après François Rude). Camée sur agate à deux couches (Musée d’Orsay).

Auguste-Alfred Vaudet, loué par la critique pour ses intailles « si fines, parfois, qu’elles ne [pouvaient] être appréciées qu’à l’aide d’une loupe »[20], exerçait aussi son talent de graveur sur la cire, « ressuscitant un art qui avait disparu avec le siècle dernier, l’art de la cire miniature »[21]. Il fut par ailleurs l’auteur de médaillons de bronze, dont celui du président Sadi Carnot en 1893.

Auguste-Alfred Vaudet, Le Centenaire 1789-1889. Médaillon sur cire (Petit Palais – Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris).

L’artiste fut également un homme engagé. Président du « Comité républicain radical socialiste d’extrême-gauche » du 4e arrondissement, il organisa en 1886, en pleine montée du boulangisme, un banquet pour l’anniversaire de la proclamation de la Première République, le 21 septembre 1792[22]. Réunis le 19 septembre au restaurant Vianey, à l’angle du quai de la Rapée et de l’avenue Ledru-Rollin, cent cinquante personnes portèrent des toasts et Vaudet leva son verre à la « République française démocratique et sociale » tandis qu’Émile Chautemps réclamait la séparation de l’Église et de l’État et, visant le général Boulanger, le renforcement des institutions pour « empêcher à jamais un usurpateur de manier le levier de la machine gouvernementale ». A leurs côtés, un voisin de Vaudet, Eugène de Ménorval approuva et fit l’éloge des Volontaires de 1792[23] ; deux ans après ce banquet, il était devenu un boulangiste forcené… En 1889, à la veille des célébrations du Centenaire de la Révolution française, Vaudet proposa à la Société des Artistes français, qui en approuva l’idée, d’organiser une Fête des Arts dans l’enceinte du Palais de l’Industrie où se tenait habituellement le Salon. Un grand banquet réunirait artistes français et artistes étrangers venus à l’occasion de l’Exposition universelle. Chevalier de la Légion d’honneur en 1912[24], Auguste-Alfred Vaudet était le père de Charles Vaudet qui fut élu conseiller municipal du quartier de l’Arsenal de 1898 à 1900 sous l’étiquette socialiste indépendant[25].

François-Joseph Belin, Jeune fille au papillon (1900).

Protat et Vaudet ne furent pas les seuls artistes à installer leur atelier dans le jardin de l’hôtel. Dans celui construit à l’angle sud-est du jardin, de 1893 à 1902[26], date de sa mort[27], un autre sculpteur, François-Joseph Belin, y modela des statuettes de bronze qui constituèrent, semble-t-il, l’essentiel de son œuvre. Il reçut en 1890 une mention honorable au Salon des artistes français[28]. En 1896, l’atelier où il travaillait fut divisé en deux. Un tapissier en ameublement, L. Boutung, dont les locaux principaux étaient installés 20, rue Beautreillis, en loua une partie. Il laissa la place à E. Tampier jeune, un doreur sur bois en 1901 qui, depuis 1889, occupait un local au n° 9 de la rue Beautreillis. Le père de Tampier, également doreur sur bois, avait lui-même été autrefois, entre 1873 et 1875, locataire d’un atelier dans l’hôtel du n° 17-19, après en avoir occupé une autre, lui aussi, au n° 9 de la rue Beautreillis entre 1860 et 1863, puis au n° 23 entre 1864 et 1871[29].

Parmi les autres artisans et commerçants qui dans le dernier tiers du XIXe siècle occupèrent pour une, deux ou quelques années un atelier ou un local dans le vieil hôtel, on peut évoquer parmi d’autres Rondelmann, fabricant de stores, de 1871 à 1875, Chatain, un horloger, de 1877 à 1887[30], ou Haenlé, un herboriste, de 1899 à 1902. En novembre 1879, Albert Joseph Dautry et Pierre Lalanne, tous deux appareilleurs en gaz, s’associèrent pour former une société ayant pour objet « l’entreprise et l’exécution de tous les travaux et fournitures d’entretien des appareils à gaz dans les bâtiments municipaux de la ville de Paris » dont ils installèrent le siège social au 17-19 rue Beautreillis jusqu’en 1883[31].

Vue du jardin (angle sud-ouest). On aperçoit à gauche le bâtiment du manège Saint-Paul et devant ceux du lavoir Saint-Paul (Musée Carnavalet).

Il nous reste aujourd’hui quelques précieuses photographies du jardin de l’hôtel du 17-19 rue Beautreillis avant sa disparition, et les récits des derniers visiteurs. Adossé d’un côté au lavoir Saint-Paul et de l’autre au manège Saint-Paul, il était, pour le reporter de La Vie illustrée, d’une « curiosité attristante », « solitaire et abandonné ». Une grande tonnelle couverte de vigne vierge occupait son centre[32]. Autour s’élançaient de grands arbres, certains « gigantesques pour Paris », dont « un orme, un érable, un vernis du Japon, un figuier, un pommier et plusieurs acacias », et d’énormes lilas « au troncs noircis par le temps et les fumées du quartier »[33]. Sur des fûts de colonne exhumés du sol de l’ancien cimetière, vestiges des anciens charniers, émergeaient de fantomatiques bustes placés là par les artistes du lieu[34], comme un présage crépusculaire.

Vues du jardin avec les sculptures et bustes installés là par les artistes qui occupèrent les ateliers (La Vie illustrée, 4 mars 1902, et aussi La Cité, Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie du 4e arrondissement, T. 2, n° 3 juil.-oct. 1906, p. 162).

(A suivre)

______________________


[1] Lucien Lambeau, Rapport sur la reproduction de diverses parties de la maison de la rue Beautreillis, n° 17, Commission municipale du Vieux Paris, Procès-verbaux, avril 1902, p. 95-100.

[2] BHVP 4-TOP-00348(2).

[3] Revue hebdomadaire, Tome 3, février 1892, p. 286.

[4] Archives de Paris, D1P4 94, recoupé avec Annuaire-almanach du commerce, de l’industrie, de la magistrature et de l’administration, ou almanach des 500.000 adresses de Paris, des départements et des pays étrangers, Paris, Firmin Didot et Bottin réunis, années correspondantes.

[5] Hugues Protat est né le 20 septembre 1816 à Paris et y est mort le 4 novembre 1890 (Fichier de l’état civil reconstitué https://archives.paris.fr/ V3E/N 1874 vue n° 7 et acte de décès n° 2791). Je remercie ma collègue de la BnF, Nathalie Laquerre, spécialiste des Autorités personnes, qui a retrouvé les dates de naissance et de décès de Hugues Protat, ignorées jusqu’alors des grands répertoires biographiques d’artistes où il est mentionné, comme le Benezit ou le Allgemeines Künstlerlexikon. Je remercie également mes collègues Henja Vlaardingerbroek et Marie Morillon pour leur aide dans les recherches menées sur les artistes cités dans cet article.

[6] Bulletin de l’Alliance des arts, 10 mai 1843, p. 338.

[7] La France littéraire, Tome 13, 1843, p. 231.

[8] Le Constitutionnel, 5 avril 1850.

[9] E. Benezit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, nouvelle éd., Gründ, 1999, Tome 11, p. 274. Allgemeines Künstlerlexikon Online, consulté le 31/05/2022.

[10] Le Magasin pittoresque, T. XIX, octobre 1851, p. 338.

[11] Voir The Victorian Web, consulté le 04/06/2022.

[12] Le Mercure parisien, 5 novembre 1855, p. 5.

[13] Voir notice Wikipedia.

[14] Archives de Paris, D1P4 94, et Annuaire-Almanach du commerce…, op. cit., années correspondantes.

[15] Maria Centrella, Le camée : témoignage d’un savoir-faire qui traverse le temps, in ELA études de linguistique appliquée, n° 171, 2013, p. 321-333, consulté sur CAIRN le 05/06/2022.

[16] Allgemeines Künstlerlexikon Online, consulté le 05/06/2022.

[17] Le Rappel, 18 janvier 1884.

[18] Vert-Vert, 9 décembre 1892.

[19] Allgemeines Künstlerlexikon Online, consulté le 31/05/2022. L’œuvre se trouve aujourd’hui au Musée d’Orsay.

[20] Ernest Babelon, Histoire de la gravure sur gemmes en France depuis les origines jusqu’à l’époque contemporaine, Paris, Société de Propagation des livres d’art, 1902, p. 246-247.

[21] Le Rappel, 8 janvier 1892.

[22] La Justice, 7 septembre 1886.

[23] Le Radical, 21 septembre 1886.

[24] Nécrologie de Vaudet dans Le Figaro, 18 juin 1914 et La Cité, 13e année, 1914, p. 353.

[25] Notice dans Le Maitron, Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, consulté le 06/06/22.

[26] Archives de Paris, D1P4 94, et Annuaire-Almanach du commerce…, op. cit., années correspondantes.

[27] Né en 1844 et mort en 1902 d’après https://www.proantic.com/display.php?id=727083. On ne sait presque rien de cet artiste.

[28] Allgemeines Künstlerlexikon Online, consulté le 06/06/2022.

[29] Archives de Paris, D1P4 93 et 94, et Annuaire-Almanach du commerce…, op. cit., années correspondantes.

[30] Annuaire-Almanach du commerce…, op. cit., années correspondantes.

[31] Le Droit, 15 novembre 1879, Annuaire-Almanach du commerce…, op. cit., années correspondantes. Société dissoute le 9 mars 1882 (Archives commerciales de la France, 12 mars 1882, p. 355).

[32] La Vie illustrée, n° 178, 14 mars 1902.

[33] Lucien Lambeau, Rapport …, op. cit., p. 99.

[34] La Vie illustrée, n° 178, 14 mars 1902. Le journaliste précise que l’un des bustes placés sur une colonne est celui du président Krüger, chef des Boers qui à cette époque luttaient contre les Anglais en Afrique du Sud.

4 réflexions sur « Histoires d’immeuble… Le 17-19 rue Beautreillis – 3. »

  1. Charles Vaudet, dont il est question dans l’article, était, pendant une bonne partie de sa vie, un responsable de l’association anti-clericale La libre pensée.
    Il est mort après 1933, mais je n’ai pas pu trouver la date exacte.
    Merci pour cet article.

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  2. Suite sur Charles Vaudet :
    En plus de ses activités anticlericales, il était aussi très engagé dans la commémoration des victimes des journées de 1848, et déposait des fleurs dans la crypte de la colonne de la Bastille à chaque anniversaire…
    On revient dans le quartier…

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    1. Bonjour Pascal,
      Oui, Charles Vaudet mériterait qu’on lui consacre une notice biographique conséquente, si elle n’existe pas déjà quelque part.
      On trouve un dernier article, sur la censure, signé Charles Vaudet dans l’hebdomadaire L’Évènement du 14 mars 1940, et fin juillet de l’année précédente, délégué général de la Libre pensée, il faisait partie de la délégation qui déposa une gerbe à la mémoire d’Étienne Dollet, « grand martyr de la Renaissance » (L’OEuvre, 31 juillet 1939). J’essaierai d’en savoir plus sur sa date de décès. Merci.

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      1. Bonjour Pascal,
        Voici les éléments biographiques qui ont pu être rassemblés sur Charles Vaudet.
        Alfred Charles Vaudet est né le 24 janvier 1860 dans le 11e arrondissement (nouveau 11e) (Archives de Paris/État civil à partir de 1860). Licencié en droit, professeur à l’Institut commercial, publiciste, candidat malheureux en 1893 et 1896 aux élections municipales dans le quartier de l’Arsenal sous les couleurs radical socialiste, il est élu conseiller municipal en 1898 sous l’étiquette socialiste indépendant. Investi par le Parti socialiste, il est battu aux élections de 1900 par un candidat nationaliste. Il nommé juge de paix à Illiers (Eure-et Loir) le 5 février 1904, à Ecouen (Seine-et-Oise) le 31 décembre 1904 et à Meulan (Seine-et-Oise) le 25 octobre 1928. Il est admis à la retraite le 2 octobre 1934. Il est mort au cours des années 1940, mais la date précise de son décès est inconnue.

        (Sources : Archives de Paris/État civil à partir de 1860, Annuaire de la magistrature, Maitron)

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