
Depuis que nous arpentons le vieux passage Saint-Pierre, nous avons jusqu’alors surtout visité des écoles et des crèches, des lieux de sociabilité, une entreprise aussi, le lavoir Saint-Paul. Des dizaines d’habitants qui vivaient dans cette voie aujourd’hui disparue, nous n’avons rencontré pour l’instant que ceux qui logeaient au numéro 6, dans l’immeuble qui surmontait l’antique voûte formant angle entre ces deux voies placées en équerre qui débouchaient l’une rue Saint-Antoine, l’autre rue Saint-Paul. D’autres maisons abritant logements, boutiques et ateliers bordaient le côté impair du passage sur ses deux axes. Elles étaient toutes qualifiées de « très anciennes » dans les rapports des autorités sanitaires, et entre trois et quatre cents personnes devaient y habiter au tournant des XIXe et XXe siècles[1]. Nous allons à petits pas entrer chez elles.
Nous pensions être enfin sortis de l’école de la rue Neuve-Saint-Pierre, mais la lecture de la presse à la recherche d’autres histoires nous a fait trébucher sur des évènements qu’il aurait été dommage de ne pas relever. Le modernisme de cette école inaugurée le 24 janvier 1924, avec notamment ses douches et son cabinet médical, avait été remarqué, et la presse, on l’a vu, s’en fit l’écho, suggérant qu’il faudrait « désormais, s’inspirer de toutes les réalisations heureusement faites rue Neuve-Saint-Pierre quand on créera de nouvelles écoles dans d’autres quartiers »






